Comment pailler ses plantes ?

Le paillage est une méthode de plus en plus répandue et connue pour protéger les racines en toutes saisons.

 

Définition

Comme son nom l’indique, le paillage, à l’origine, consistait à répandre de la paille sur le sol, au pied des plantes à protéger.

Avec le temps, les matières utilisées pour le paillage ont évoluées.

Les intérêts du paillage

La paillage a de nombreux avantages et intérêts.

Le paillage protège les racines des plantes

Il permet de :

  • protéger la plante contre le froid et le gel en hiver,
  • limiter l’évaporation de l’eau en été,
  • réguler la température du sol.

Le paillage protège la terre :

La paillage limite  le développement de mauvaises herbes, en évitant l’exposition de la terre aux rayons du soleil.
De plus, lors du paillis biodégradable, leur dégradation enrichit la terre et favorise la micro-faune.
Tout cela permet une meilleure croissance des plantes.
Selon l’étude de l’association « Arbres et paysages d’antan », la croissance des arbres serait multipliée par 1,5 en moyenne..

Où faire des paillages ?

Le paillage peut se faire au niveau de toutes les plantes :

  • plantes en pot/jardinière,
  • plantations d’ornement,
  • verger,
  • potager.

Les possibilités

Différents matériaux sont disponibles au grand public pour pailler les plantations :

Les écorces de résineux

Très rependues et peu coûteuses, elles ont l’inconvénient d’acidifié le sol qu’elles recouvrent .

Le feutre

Généralement vendu en rouleau, le feutre est pratique lors de plantations alignées, comme en potager ou en verger.

Il se dégradera rapidement en cas d’humidité excessif. Sa pose doit être précautionneuse car il est un peu fragile à la manipulation.

Il pourra être maintenu au sol par des pierres.

La paille

Paillage d’origine, la paille peut se trouver auprès des agriculteurs de blé.

Le prix sera à négocier avec le professionnel.

Méthode

Une épaisseur de 20 cm est conseillée, avec une mise à niveau tous les ans.

Les copeaux de bois :

On trouve plus difficilement les copeaux de bois dans les commerces.

Il est possible de s’en procurer gratuitement (sans transport) auprès d’élagueurs ou de la DDE) .

SI vous avez beaucoup ou régulièrement des morceaux de bois, branches… l’utilisation d’un broyeur vous permettra de faire vous-même vos copeaux, à base de plantes locales, donc adaptées à votre sol.

Il faudra être vigilants afin d’être sûr que ce ne soit pas uniquement des copeaux de résineux, au risque de retrouver l’inconvénient des écorces de ces mêmes arbres.

C’est la méthode de paillage qui, selon l’étude de l’association « Arbres et paysages d’antan », contribue à la meilleure croissance et au meilleur enrichissement du sol.

Méthode

Une épaisseur de 15 cm est conseillée pour une efficacité optimale

Le plastique :

Il doit être changé tous les 3 ou4 ans.

Il n’est pas recommandé, car il semble difficile d’envisager une régulation de la température en cas d’exposition au soleil.

De plus, non biodégradable, le plastique est à l’origine d’une pollution microscopique et bien visible.

Son recyclage est obligatoire.

Les dalles de bois :

Plus coûteuses,  elles ont l’avantage de l’esthétique. Il faudra être vigilant au possible traitement qu’elles auront reçu, au risque de les voir se retrouver dans la terre que nous voulons protéger.

Leur pose nécessite une préparation du terrain, afin que ce dernier soit relativement lisse et de niveau.

Les cailloux

Les cailloux ne polluent pas, mais ne présentent pas de dégradation qui enrichit la terre.

L’intérêt des caillots est donc limité à la régulation de la température, et à la protection des racines (gel,froid,évaporation de l’eau).

D’autres paillis:

oOn trouvera dans les commerces ou sur Internet : des fibres de bois, des coques d’oléagineux…

Mais aussi chez soi : coupes de gazon, feuilles d’arbres…

Les réflexions :

Nous trouvons donc deux grandes familles de paillis :

  • ceux en plastique, que nous ne pouvons que vous déconseiller, devant une efficacité moyenne et une pollution engendrée certaine.
  • ceux biodégradables, qu’il faudra choisir judicieusement, en étant vigilant à la composition de chacun afin de ne pas déséquilibrer la nature de la terre protégée.

Sources :

association arbres et paysages d’autan

magazine biocontact n° 219 – décembre 2011

 

Crédits photos :

Certains droits réservés par arpent nourricier

Certains droits réservés par hardworkinghippy

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